Fiche technique
Paru le :
Auteur(s) :
Editeur(s) : MEDIUM
Rayon(s) :
Collection éditoriale : MEDIUM 14+ POCHE
ISBN :
Reliure : Poche
Pages : 486 pages
Dimension : 190mm x 124mm x 35mm
Poids :
Avis sur cet ouvrage
Akata Witch
Auteur•trice(s) : ["Nnedi Okorafor", "Taj Francis", "Anne Cohen Beucher"]
Editeur(s) : MEDIUM
Date de publication : May 29, 2024
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Avis de Manyaya
MANYAYA | LIBRAIRE
Fiche technique
Paru le : May 29, 2024
Auteur : ["Nnedi Okorafor", "Taj Francis", "Anne Cohen Beucher"]
Editeur(s) : MEDIUM
Rayon :
Sous-rayon :
Collection éditoriale : MEDIUM 14+ POCHE
ISBN :
Reliure : Poche
Pages : 486 pages
Dimension : 190cm x 124cm x 35cm
Poids :

Nos coups de cœur
Abdallah superstar
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Lorsqu'elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu'elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance.
Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l'existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l'ambition est immense... Et si celui qu'elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
Le poulpe noir. Une histoire du capitalisme
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Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?
Pour répondre à ces questions, un poulpe érudit entraîne deux adolescents à travers l'histoire du capitalisme, de sa naissance à aujourd'hui.
Au fil des pages, se croisent de nombreux penseurs et penseuses, parmi lesquels Adam Smith, Karl Polanyi, Silvia Federici, Naomi Klein, Johann Chapoutot ou encore Monique Pinçon-Charlot.
Rythmée par les doutes et les incompréhensions des deux adolescents, cette bande dessinée offre des clés pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Comme nous existons
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Ce récit retrace le cheminement sensible, intellectuel et politique d'une enfant de l'immigration postcoloniale, née dans l'Est de la France en 1987. L'autrice y revisite son passé, les événements et expériences qui ont constitué sa pensée d'aujourd'hui, formé son existence sociale.
Dans cette enquête intersectionnelle, Kaoutar Harchi, narratrice et personnage de ce livre, raconte ce que grandir dans les années 1990 veut dire pour elle, son quartier, cette enfance tendre mais laborieuse entourée de ses parents aimants. Mais aussi leur décision à eux, soudain, de mettre leur fille à l'abri d'un danger qu'ils ne nommeront jamais en l'inscrivant dans un collège catholique de l'autre côté de la ville. C'est là qu'un double chemin de vie s'offre à elle.
À la sortie du lycée, sans jamais tourner le dos aux siens et pour mieux les retrouver, Kaoutar Harchi se lance dans une formation d 'intellectuelle critique. Celle qui va lui permettre de décrire aujourd'hui, dans ce texte nécessaire mû par un désir de justice et d'égalité, les rapports de pouvoir de classe, de genre et de race, qui marquent durablement les existences.
Nos vies sauvages
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"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate."
Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au cœur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit.
Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient.
La civilisation judéo-chrétienne
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Depuis quarante ans, le concept de « civilisation judéo-chrétienne » domine les discours politiques et médiatiques en Occident, présenté comme le socle culturel de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Mais que cache cette expression devenue une référence hégémonique ?
Récupéré par des acteurs variés - États, mouvements politiques ou nationalismes - ce concept est utilisé de toutes parts pour réécrire l'histoire, servant en Europe à occulter deux millénaires de persécutions antisémites, à nier l'apport de l'Orient dans son passé et à exclure l'islam de ses références culturelles.
Le sionisme puis l'État d'Israël à partir de sa création ont eu besoin d'affirmer leur ancrage exclusif à l'Occident, se proclamant aujourd'hui comme le « bastion avancé de la civilisation judéochrétienne » face à « l'ennemi arabo-musulman », tandis que les nationalismes arabes ont vu dans cette expression un instrument commode pour nier la dimension juive de l'histoire de leurs propres pays.
Kiffe kiffe hier ?
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« La relecture du passé avec les yeux du présent n’est pas une mince affaire. Ça me rappelle ma première paire de lunettes. Si personne ne s’était aperçu que j’étais myope, j’aurais continué à trouver le monde flou tout à fait acceptable. »
Vingt ans après le succès de Kiffe kiffe demain, Faïza Guène ranime le personnage de Doria, qui a désormais trente-cinq ans et a réussi l’exploit de ne pas perdre son humour en chemin. Ce n’était pas gagné, étant donné la façon dont le monde a changé. Mais n’est-il pas un peu trop tôt pour trouver que les choses étaient mieux avant ?
À l’image du pays, Doria se trouve à un carrefour, où elle doit trancher entre nostalgie et espoir, se remettre en question avant de devenir réactionnaire. Car ce genre d’imprévu arrive même aux meilleurs. .
Faïza Guène crée une héroïne complexe, qui pense et vit contre toute attente. Pour elle, la romancière imagine une prose cathartique. Gladys Marivat, Le Monde des livres
Le Palais des raviolis
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Lilly n'arrive pas à trouver le sommeil : demain, elle a rendez-vous avec toute sa famille au Palais des raviolis ! Peut-être fera-t-elle la connaissance d'une véritable impératrice ?
Lorsque les yeux de Lilly finissent par se fermer, elle atterrit sur le seuil d'un palais gigantesque, d'où s'échappent de merveilleux effluves. Pourvu qu'elle ait encore un peu d'appétit !
Notre Histoire - Les Étoiles d'un champion du monde
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Lilian Thuram, champion du monde de football en 1998 et champion d'Europe en 2000, est une icône française. Il ne le serait pas devenu sans sa mère ni sans les grandes figures noires qui l'ont inspiré. Voici leurs histoires.
Avec des témoignages inédits de ses deux fils : Marcus et Khephren Thuram.
En 1980, Mariana Thuram quitte sa Guadeloupe natale en laissant derrière elle ses cinq enfants âgés de 7 à 15 ans pour trouver du travail à Paris, et espérer ainsi leur offrir une vie meilleure... Lilian Thuram, en collaboration avec Jean-Christophe Camus, nous raconte l'histoire de sa mère et de ceux et celles qui forgèrent sa pensée. Des histoires extraordinaires qui lui offriront un destin exceptionnel, à lui et à ses deux fils, Marcus et Khephren.
Chères ancêtres
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« Mon approche de l’histoire coloniale n’est pas celle du chercheur neutre et détaché, car pour la femme noire caribéenne que je suis, les figures que je croise dans les archives ne sont pas seulement des objets d’étude : elles sont mes ancêtres. Et il m’aura fallu du temps pour le comprendre : en les cherchant, c’est un peu moi-même que je cherche ; en les sauvant de l’oubli, c’est moi-même que je tente de sauver… » I. L-C.
Le 11 juin 1840, Victorine Labeau accédait à la liberté. En la commune de Saint-Pierre, chef-lieu de la colonie de Martinique, la jeune femme de 29 ans était affranchie avec ses cinq enfants. Isis Labeau-Caberia, l’une de ses descendantes, aujourd’hui s’interroge : comment se construit-on dans une lignée de femmes non seulement asservies mais réduites au silence ? En retrouvant leur trace, pour apprendre de leur révolte. Car les luttes décoloniales et écoféministes, présentes et futures, ne seront effectives qu’à la condition de s’appuyer sur cet héritage.
Chères ancêtres est un essai incarné et poétique, fondé sur une recherche rigoureuse. Isis Labeau-Caberia exhume les voix oubliées des femmes noires et autochtones – marronnes, prêtresses, guérisseuses, insurgées – et tisse une philosophie politique de la survie, enracinée dans la Caraïbe postcoloniale, au croisement des archives, de la mémoire vive et de l’histoire intime.
Les Semeuses
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Une jeune femme dakhóta est arrachée de sa famille et à sa culture ; ce n'est que des années plus tard qu'elle renoue avec son passé.
Jusqu'à ses 12 ans, Rosalie Iron Wing a connu la vie de ses ancêtres amérindiens. Par la voix de son père, elle a appris comme la terre chante sous les étoiles, comme chaque plante de la forêt a sa propre voix, son mystère… Et puis la vie l'a arrachée à sa terre, déracinée.
Bien des années plus tard, elle revient à cette prairie du Minnesota et renoue avec toute une lignée d'aïeux et de femmes dakhóta : Gaby, Darlene, Marie Blackbird… Trois générations, de 1860 à nos jours, brisées par le colonialisme, mais qui n'ont jamais été découragées de semer, et de semer encore, autant de graines que d'espoirs…
" Un premier roman envoûtant ! " Vert le média
" Un roman délicat et sincère, sur la transmission et le droit à la terre. " France Bleu

Nos coups de cœur
Abdallah superstar
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Lorsqu'elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu'elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance.
Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l'existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l'ambition est immense... Et si celui qu'elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
Le poulpe noir. Une histoire du capitalisme
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Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?
Pour répondre à ces questions, un poulpe érudit entraîne deux adolescents à travers l'histoire du capitalisme, de sa naissance à aujourd'hui.
Au fil des pages, se croisent de nombreux penseurs et penseuses, parmi lesquels Adam Smith, Karl Polanyi, Silvia Federici, Naomi Klein, Johann Chapoutot ou encore Monique Pinçon-Charlot.
Rythmée par les doutes et les incompréhensions des deux adolescents, cette bande dessinée offre des clés pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Comme nous existons
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Ce récit retrace le cheminement sensible, intellectuel et politique d'une enfant de l'immigration postcoloniale, née dans l'Est de la France en 1987. L'autrice y revisite son passé, les événements et expériences qui ont constitué sa pensée d'aujourd'hui, formé son existence sociale.
Dans cette enquête intersectionnelle, Kaoutar Harchi, narratrice et personnage de ce livre, raconte ce que grandir dans les années 1990 veut dire pour elle, son quartier, cette enfance tendre mais laborieuse entourée de ses parents aimants. Mais aussi leur décision à eux, soudain, de mettre leur fille à l'abri d'un danger qu'ils ne nommeront jamais en l'inscrivant dans un collège catholique de l'autre côté de la ville. C'est là qu'un double chemin de vie s'offre à elle.
À la sortie du lycée, sans jamais tourner le dos aux siens et pour mieux les retrouver, Kaoutar Harchi se lance dans une formation d 'intellectuelle critique. Celle qui va lui permettre de décrire aujourd'hui, dans ce texte nécessaire mû par un désir de justice et d'égalité, les rapports de pouvoir de classe, de genre et de race, qui marquent durablement les existences.
Nos vies sauvages
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"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate."
Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au cœur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit.
Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient.
La civilisation judéo-chrétienne
|
Depuis quarante ans, le concept de « civilisation judéo-chrétienne » domine les discours politiques et médiatiques en Occident, présenté comme le socle culturel de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Mais que cache cette expression devenue une référence hégémonique ?
Récupéré par des acteurs variés - États, mouvements politiques ou nationalismes - ce concept est utilisé de toutes parts pour réécrire l'histoire, servant en Europe à occulter deux millénaires de persécutions antisémites, à nier l'apport de l'Orient dans son passé et à exclure l'islam de ses références culturelles.
Le sionisme puis l'État d'Israël à partir de sa création ont eu besoin d'affirmer leur ancrage exclusif à l'Occident, se proclamant aujourd'hui comme le « bastion avancé de la civilisation judéochrétienne » face à « l'ennemi arabo-musulman », tandis que les nationalismes arabes ont vu dans cette expression un instrument commode pour nier la dimension juive de l'histoire de leurs propres pays.
Kiffe kiffe hier ?
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« La relecture du passé avec les yeux du présent n’est pas une mince affaire. Ça me rappelle ma première paire de lunettes. Si personne ne s’était aperçu que j’étais myope, j’aurais continué à trouver le monde flou tout à fait acceptable. »
Vingt ans après le succès de Kiffe kiffe demain, Faïza Guène ranime le personnage de Doria, qui a désormais trente-cinq ans et a réussi l’exploit de ne pas perdre son humour en chemin. Ce n’était pas gagné, étant donné la façon dont le monde a changé. Mais n’est-il pas un peu trop tôt pour trouver que les choses étaient mieux avant ?
À l’image du pays, Doria se trouve à un carrefour, où elle doit trancher entre nostalgie et espoir, se remettre en question avant de devenir réactionnaire. Car ce genre d’imprévu arrive même aux meilleurs. .
Faïza Guène crée une héroïne complexe, qui pense et vit contre toute attente. Pour elle, la romancière imagine une prose cathartique. Gladys Marivat, Le Monde des livres
Nouveautés
L'arabe du samedi soir
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J’aurais frappé un policier, mais je ne m’en souviens pas. Ce dont je me souviens, ce sont la tentative avortée pour entrer en boîte de nuit, les litres d’alcool ingurgités, et cet after jusqu’au petit matin. Quelques heures plus tard, je me réveille en cellule. Que s’est-il passé ce soir-là ?
Entre le récit intime et l’essai, Selim Derkaoui enquête sur ce qu’il nomme les nuits populaires : aux clubs et free parties, à l’alcool et aux drogues, répondent les contrôles au faciès, les difficiles retours de soirées, les boulots précaires et les corps qui encaissent.
De la Normandie aux fêtes parisiennes, l’auteur remonte avec humour le fil de ses virées nocturnes. Il cherche à comprendre comment le capitalisme nous pousse à faire de nos weekends des exutoires – quitte à nous mettre en danger et à rappeler brutalement à l’ordre les minorités politiques.
Malgré tout, le samedi soir reste un rituel de survie, de résistance et de dignité ; une véritable conquête sociale arrachée aux dominants.
Selim Derkaoui est journaliste. Il est l’auteur de La guerre des mots (2020, avec Nicolas Framont) et de Rendre les coups (2023), aux éditions Le Passager clandestin, ainsi que de Laisse pas traîner ton fils (2025), paru chez Les Liens qui Libèrent.
Le camp du bien
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Et si, pour vaincre l'extrême droite, il fallait d'abord regarder la gauche dans les yeux ?
Pour Alice Coffin et Fatima Ouassak, cela ne fait aucun doute : le péril ne se trouve pas seulement dans le camp adverse mais aussi dans les silences, les replis, le refus d'entendre celles et ceux qui veulent encore gagner et incarner un nouvel horizon politique à gauche.
Une histoire africaine de l'Afrique
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« L'Afrique est le berceau de l'humanité, et pourtant peu de pans de son histoire, ancienne comme moderne, sont bien connus. Son passé est composé de captivants récits de reines guerrières, de rois, de chefs, de prêtres et de prêtresses, de puissantes civilisations qui se sont épanouies sur les berges de fleuves ou dans l'ombre de montagnes sacrées. Pour beaucoup, en revanche, l'histoire de l'Afrique commence seulement voici quelques siècles, avec l'arrivée des Européens. Elle est dominée par les questions de l'esclavage, de l'impérialisme et du colonialisme, et elle a été écrite essentiellement par des Occidentaux. Je souhaite ici présenter l'histoire de l'Afrique à toutes les lectrices et tous les lecteurs soucieux de dissiper la myopie due à une éducation post-coloniale. »
Traduit de l'anglais par Éric Faye
Ce livre a reçu le soutien du Centre national du Livre au titre de l'aide à la traduction et de la Région Île-de-France au titre de l'aide au projet éditorial exceptionnel.
Coédition panafricaine du livre rendue possible par l’Alliance internationale de l’édition indépendante : Apic en Algérie, Ganndal en Guinée, Tombouctou au Mali, Le Fennec au Maroc, Presses universitaires d'Afrique au Cameroun, Amalion au Sénégal, Éburnie en Côte d’Ivoire.
« Je suis impressionné par l'excellent travail de synthèse, de vulgarisation solide et d'ouverture abattu par Zeinab Badawi. Le tout est porté par un immense amour pour le continent africain. » Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt pour La plus secrète mémoire des hommes (Éditions Philippe Rey et Jimsaan, 2021)
Née au Soudan, Zeinab Badawi est arrivée en Grande-Bretagne à l'âge de deux ans. Diplômée d'Oxford, elle a mené une longue carrière de journaliste télé a la BBC. Sa série "l'Histoire de l'Afrique avec Zeinab Badawi", a rencontré un vif succès, tout comme la version originale de ce livre publiée en 2024 par Penguin Random House. Elle préside aujourd'hui la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.
L'économie de la mort
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Dans cet ouvrage, Françoise Vergès poursuit son étude de la manière dont la colonisation, le capitalisme racial et l’impérialisme concourent à une économie de la mort qui fabrique un monde inhabitable et irrespirable pour la majorité des habitant·es non blanc·hes de la planète.
Elle explore le déni structurel des besoins vitaux élémentaires – uriner, déféquer, respirer, se reposer, se nourrir, être protégé·e de la pluie, du froid, ou de la chaleur. En s’appuyant sur des exemples concrets à travers le monde, elle montre que l’absence de toilettes, de serviettes hygiéniques, d’intimité, mais aussi l’irrespirabilité et l’inhabitabilité de quartiers et de régions entières, aggravées par les guerres et le désastre climatique, sont le résultat de choix politiques et d’une division historique racialisée entre ce qui est propre et ce qui ne l’est pas.
Les peuples soumis à la traite et à l’esclavage colonial furent ainsi décrits comme « sales et malodorants » par des sociétés qui, au même moment, déclarent l’universalité des droits, l’égalité et la liberté de tous. Très vite, les premiers seront cependant assignés au nettoyage, au soin et à l’entretien du monde qui se dit propre. Cette division a engendré le racisme environnemental et autorisé la décharge massive de déchets toxiques du monde riche vers les pays du Sud global ou vers les quartiers où vivent communautés racisées et pauvres au Nord.
Le déni croissant des besoins vitaux élémentaires, la destruction d’environnements, l’extermination de peuples s’accompagnent d’une multiplication d’enclaves luxueuses construites pour le plaisir et la satisfaction des ultra-riches où la consommation débridée des ressources au profit d’un petit nombre va de pair avec celle de services haut de gamme visant le bien-être et le repos (massages, méditation, nature apaisante, nourriture qui soigne, gourous, etc.).
Le mode de vie impérialiste n’est possible qu’à la condition de priver des communautés de leurs besoins vitaux élémentaires. Pour Françoise Vergès, la politisation des besoins vitaux élémentaires est essentielle dans le processus de décolonisation : elle requiert de les émanciper du biologique et du physiologique, et de faire de leur banalité le terrain même des luttes antiracistes.
Le Livre de la disparition
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À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L'un est un journaliste israélien, l'autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère récemment décédée.
Un matin, Israël se réveille abasourdi : tous les Palestiniens ont disparu. Plus d'ouvriers, de serveurs, de chauffeurs... Le pays est à l'arrêt. Alors que le gouvernement tente de déterminer si cette disparition représente un danger pour l'État, Ariel pénètre dans l'appartement d'Alaa pour enquêter et découvre son journal. En le lisant, il va peu à peu prendre conscience de la douleur et de la colère que son ami a toujours contenues.
Empreint de réalisme magique, Le Livre de la disparition renverse habilement les perspectives sur la question israélo-palestinienne et met en lumière l'invisibilisation d'un peuple et d'une histoire. Sobre et évocateur, le roman fait résonner le drame de l'exode palestinien de 1948 et explore la persistance des souvenirs, qui blessent autant qu'ils consolent.
Les damnés de la donnée
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Ce livre part d’un constat : les discours sur l’IA et le travail attribuent trop d’importance à des potentialités technologiques sans s’intéresser à leurs conditions sociales de réalisation. L’automatisation affichée masque en réalité des chaînes de travail reliant étroitement entreprises du Nord, et sous-traitants du Sud. Plus encore les annonces d’automatisation servent à légitimer des licenciements tout en dissimulant la persistance, voire l’amplification, du travail humain externalisé.
À partir d’une enquête menée entre la France et Madagascar, cet ouvrage suit plusieurs systèmes d’IA dans leur développement, depuis les start-up de Station F, centre névralgique de la « start-up nation », jusqu’à Antananarivo, où des milliers de travailleuses et de travailleurs fabriquent les données et corrigent les modèles d’IA, participant à distance à une reconfiguration internationale du travail. Il met en lumière les mécanismes par lesquels le travail d’annotation de données, qui permet d’entraîner les systèmes d’IA, est systématiquement subalternisé : par des chaînes de sous-traitance globalisées, par la mise à distance du travail, par le déni de compétences et par les discours des fondateurs de start-ups sur l’autonomie supposée des systèmes, etc.
Le capitalisme numérique prolonge ainsi une histoire plus ancienne d’exploitation fondée sur la sous-valorisation du travail des Sud. Il repose sur une hiérarchie racialisée des espaces et des corps, qui assigne certaines populations à des tâches dévalorisées bien qu’indispensables. Madagascar apparaît ainsi comme la périphérie productive centrale de l’IA française, mobilisant une main-d’œuvre jeune, diplômée et surqualifiée, tout en la maintenant dans des conditions de travail précaires et faiblement protégées. Les travailleurs de la donnée font ainsi l’expérience d’une subalternisation durable qui les maintient en bas de l’échelle. L’extraction de valeur dans les pays du Nord est indissociable de la production de précarités locales.
En abordant la question de l’intelligence artificielle sous l’angle de la division sociale et internationale du travail, ce livre montre que l’IA ne remplace pas simplement du travail : elle repose sur sa réorganisation, son déplacement et sa hiérarchisation. Il invite ainsi à réintégrer les travailleurs de la donnée dans les débats contemporains sur la régulation de l’IA, et à saisir plus largement comment le développement de l’IA recompose les hiérarchies du travail à l’échelle internationale.
Racisme environnemental
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Comment penser ensemble antiracisme et écologie ?
À partir d'un récit incarné il montre comment les conditions de vie et de reconnaissance des « gens du voyage » recouvrent les enjeux de nombreuses luttes environnementales et antiracistes actuelles.
L'auteur met en lumière la dimension spatiale de ce racisme environnemental : relégation dans des espaces pollués, inégalités d'accès à des territoires, etc.
Il formule des propositions concrètes et des perspectives pour penser ensemble justice sociale, droit et écologie, et construire des convergences entre toutes ces luttes.
William Acker est l'auteur de Où sont les gens du voyage ?
On est tous différents !
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Dans un monde où les enfants sont confrontés très tôt aux différences et parfois aux discriminations, ce livre offre un outil pédagogique essentiel pour leur apprendre les valeurs fondamentales d'égalité et de respect.
Le livre aborde de manière simple et ludique la question de la discrimination sous toutes ses formes : apparence physique, handicap, origine, genre, couleur de peau, etc.
Il montre que chaque enfant est unique ET égal aux autres. Un outil pédagogique indispensable pour construire dès le plus jeune âge une société plus inclusive et respectueuse, où chaque enfant peut grandir en se sentant valorisé et en respectant les autres dans toutes leurs différences.
Avec cet album jeunesse, Mai Lan Chapiron poursuit son travail de prévention contre les violences et les discriminations auprès des plus jeunes.
Le Sacrifice du ciel
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Pourquoi pensons-nous spontanément avec les « grands auteurs » occidentaux ? D’où vient cette tendance qui semble si naturelle à ne citer qu’eux ? La raison moderne s’est proclamée comme la seule à pouvoir éclairer le monde après les Lumières et la « mort de Dieu ». Mais à quel prix a-t-elle accompli ce « sacrifice du ciel » ?
Mohamed Amer Meziane répond à ces questions en fissurant les statues de ce panthéon de la pensée. Il traverse l’histoire de la philosophie contemporaine en étendant ses limites géographiques habituelles. Confrontant Kant ou Hegel à l’émir Abdelkader et al-Afghani, il montre que l’ancien monopole européen de la Raison la conduit à déraisonner en l’isolant des autres mondes. Cet ouvrage propose ainsi une histoire inédite de la pensée, ouvrant la voie à une rationalité autre : ni d’Occident, ni d’Orient.
Mohamed Amer Meziane est philosophe, maître de conférences à l’université de Brown (États-Unis) où il occupe la chaire d’humanités Robert Gale Noyes. Il a déjà publié : Des empires sous la terre (La Découverte, 2021, prix Albertine 2023), et Au bord des mondes (Vues de l’esprit, 2023).
Petit manuel de lutte contre l'islamophobie
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Le 15 mars 2022, l'ONU a instauré une journée internationale de lutte contre l'islamophobie. Le constat est formel sur l'augmentation préoccupante des actes discriminatoires et violents envers les personnes musulmanes que ce soit en France ou en Europe.
En France, en 2025, une commission parlementaire sur la haine antimusulmane et sur l'islamophobie soulignait la difficulté à recenser ces actes. Alors de quoi parle-t-on quand on évoque l'islamophobie ?
Pour y répondre et dépasser la controverse sémantique, ce livre remonte aux origines de l'islamophobie jusqu'à ses manifestations contemporaines. Face au défi que présente cette haine, quelles stratégies sont possibles aujourd'hui ?
Nouveautés
Abdallah superstar
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Lorsqu'elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu'elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance.
Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l'existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l'ambition est immense... Et si celui qu'elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
Le poulpe noir. Une histoire du capitalisme
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Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?
Pour répondre à ces questions, un poulpe érudit entraîne deux adolescents à travers l'histoire du capitalisme, de sa naissance à aujourd'hui.
Au fil des pages, se croisent de nombreux penseurs et penseuses, parmi lesquels Adam Smith, Karl Polanyi, Silvia Federici, Naomi Klein, Johann Chapoutot ou encore Monique Pinçon-Charlot.
Rythmée par les doutes et les incompréhensions des deux adolescents, cette bande dessinée offre des clés pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Comme nous existons
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Ce récit retrace le cheminement sensible, intellectuel et politique d'une enfant de l'immigration postcoloniale, née dans l'Est de la France en 1987. L'autrice y revisite son passé, les événements et expériences qui ont constitué sa pensée d'aujourd'hui, formé son existence sociale.
Dans cette enquête intersectionnelle, Kaoutar Harchi, narratrice et personnage de ce livre, raconte ce que grandir dans les années 1990 veut dire pour elle, son quartier, cette enfance tendre mais laborieuse entourée de ses parents aimants. Mais aussi leur décision à eux, soudain, de mettre leur fille à l'abri d'un danger qu'ils ne nommeront jamais en l'inscrivant dans un collège catholique de l'autre côté de la ville. C'est là qu'un double chemin de vie s'offre à elle.
À la sortie du lycée, sans jamais tourner le dos aux siens et pour mieux les retrouver, Kaoutar Harchi se lance dans une formation d 'intellectuelle critique. Celle qui va lui permettre de décrire aujourd'hui, dans ce texte nécessaire mû par un désir de justice et d'égalité, les rapports de pouvoir de classe, de genre et de race, qui marquent durablement les existences.
Nos vies sauvages
|
"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate."
Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au cœur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit.
Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient.
La civilisation judéo-chrétienne
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Depuis quarante ans, le concept de « civilisation judéo-chrétienne » domine les discours politiques et médiatiques en Occident, présenté comme le socle culturel de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Mais que cache cette expression devenue une référence hégémonique ?
Récupéré par des acteurs variés - États, mouvements politiques ou nationalismes - ce concept est utilisé de toutes parts pour réécrire l'histoire, servant en Europe à occulter deux millénaires de persécutions antisémites, à nier l'apport de l'Orient dans son passé et à exclure l'islam de ses références culturelles.
Le sionisme puis l'État d'Israël à partir de sa création ont eu besoin d'affirmer leur ancrage exclusif à l'Occident, se proclamant aujourd'hui comme le « bastion avancé de la civilisation judéochrétienne » face à « l'ennemi arabo-musulman », tandis que les nationalismes arabes ont vu dans cette expression un instrument commode pour nier la dimension juive de l'histoire de leurs propres pays.
Kiffe kiffe hier ?
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« La relecture du passé avec les yeux du présent n’est pas une mince affaire. Ça me rappelle ma première paire de lunettes. Si personne ne s’était aperçu que j’étais myope, j’aurais continué à trouver le monde flou tout à fait acceptable. »
Vingt ans après le succès de Kiffe kiffe demain, Faïza Guène ranime le personnage de Doria, qui a désormais trente-cinq ans et a réussi l’exploit de ne pas perdre son humour en chemin. Ce n’était pas gagné, étant donné la façon dont le monde a changé. Mais n’est-il pas un peu trop tôt pour trouver que les choses étaient mieux avant ?
À l’image du pays, Doria se trouve à un carrefour, où elle doit trancher entre nostalgie et espoir, se remettre en question avant de devenir réactionnaire. Car ce genre d’imprévu arrive même aux meilleurs. .
Faïza Guène crée une héroïne complexe, qui pense et vit contre toute attente. Pour elle, la romancière imagine une prose cathartique. Gladys Marivat, Le Monde des livres

























